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KAWABATA Yasunari (1899-1972) 川端 康成

Biographie

伝記

KAWABATA Yasunari est né à Osaka en 1899 dans une famille cultivée, son père était médecin. À ses 3 ans, son père meurt. L’année suivante, c’est au tour de sa mère de mourir. Le petit Yasunari est alors obligé d’aller habiter chez ses grands-parents. À ses 8 ans, sa grand-mère meurt, et en 1914, c’est son grand-père qui décède. Il a également une sœur aînée qui est prise en charge par une tante, et qu’il ne rencontrera qu’une seule fois par la suite, à l’âge de dix ans.

Il est clair que KAWABATA est très vite confronté à la mort. Les membres de sa famille disparaissent les uns après les autres, laissant le jeune Yasunari à chaque fois seul. Les thèmes de la mort et de la solitude seront présents dans toute l’œuvre d’un des écrivains japonais des plus célèbres.

Après la mort de son grand-père, Kawabata est recueilli par la famille de sa mère. Durant ses années de lycée, il se tourne plutôt vers la peinture, mais plus tard, alors qu’il fréquente une école secondaire à Tokyo, il décide de devenir écrivain. Sa carrière littéraire date d’à-peu-près cette époque ; il commence à écrire des nouvelles et des essais pour de petites revues et des journaux locaux.

Kawabata lit des auteurs japonais contemporains, mais également des auteurs danois et suédois. Depuis le début de sa carrière, Kawabata reste en contradiction avec l’école naturaliste, poursuivant une tendance plus subtile, lyrique et inspirée typique de la littérature japonaise. Au cours de ses études, il fait la connaissance de KIKUCHI Kan, le rédacteur en chef du magazine « Bungei Shunju ». En 1923, KAWABATA rejoint l’équipe du magazine.

En 1924, il reçoit son diplôme de l’Université Impériale de Tokyo et fonde avec d’autres amis sa propre revue littéraire le « Bungei Jidai ». Ce journal est le point de départ d’une nouvelle école d’écrivains, les « Néo-perceptionnistes », qui est à la fois contre le naturalisme populaire et le mouvement littéraire prolétarien.

En 1948, il devient le président du PEN Club, et en 1954 il est élu à l’Académie japonaise des arts.

La fiction de KAWABATA se distingue des ses contemporains par une caractérisation psychologique subtile et un style lyrique d’une simplicité trompeuse, ce qui rappelle le style caractéristique d’écrivains de la fin du 20e siècle comme OGAWA Yôko ou encore MURAKAMI Haruki.

« La danseuse d’Izu » (1926) raconte l’histoire d’amour sentimentale d’un adolescent pour une danseuse dans une troupe d’artistes qui errent d’une station de sources chaudes à l’autre.

« Pays de neige » (1947) est un tour de force stylistique, une analyse de l’amour et de la solitude d’une geisha des montagnes envers une dilettante urbaine de Tokyo. KAWABATA nous y décrit somptueusement deux types d’isolement qui ne peuvent conduire qu’à une impossibilité de vivre ensemble désespérante.

En 1968, KAWABATA reçoit le prix Nobel de littérature.

Après plusieurs suicides commis par ses amis, il écrit un essai condamnant la pratique, il s’est même prononcé contre le suicide dans son discours à la réception de son Prix Nobel.

Toutefois, le 16 avril 1972, suite au suicide d’un autre ami, il se suicide par seppuku.

Bibliographie

参考文献

2012 : Les pissenlits
2003 : La beauté, tôt vouée à se défaire : nouvelles
2000 : Correspondance : 1945-1970
1999 : Récits de la paume de la main : nouvelles
1992 : L’adolescent : récits autobiographiques
1990 : Les Servantes d’auberge
1988 : Chronique d’Asakusa : la bande des ceintures rouges
1986 : Le Grondement de la montagne
1981 : Tristesse et beauté
1978 : Le Lac
1974 : Le Maître ou le Tournoi de go
1973 : La Danseuse d’Izu : nouvelles
1971 : Kyôto
1970 : Les Belles endormies
1960 : Nuée d’oiseaux blancs
1960 : Pays de neige

Portrait

肖像