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« La mer »

OGAWA Yôko
« La mer » de OGAWA Yoko

« La mer » de OGAWA Yoko

Mon avis : ★★★★★★★★☆☆ 

 Un jeune homme se rend chez sa future belle famille afin de faire connaissance. Pour la bienséance, il passera donc la nuit avec le frère de la future mariée qui s’avérera être un bien étrange musicien.

Une jeune femme se rend en voyage organisé à Vienne durant lequel elle rencontre une certaine Kotoko, femme plutôt corpulente qui n’est pas venue à Vienne juste pour la beauté des lieux mais pour une mission bien personnelle.

Petit détour dans un bureau de dactylographie typiquement japonais, où l’on se rend compte qu’un caractère d’imprimerie est bien plus qu’un simple objet, on ne peut l’utiliser n’importe comment, il faut tenir compte de sa fragilité et de son côté éphémère.

Un chauffeur de bus scolaire ne se contente pas de conduire, mais son petit plaisir quotidien est d’épater sans en avoir l’air les enfants.

Une petite fille muette attend patiemment le passage d’une camionnette remplie de poussins. Personne ne comprend pourquoi, ni même elle, mais la surprise sera étonnante.

Une maman emmène son fils lors d’une de ses journées de travail. Elle est guide touristique et n’a jamais commis la moindre erreur de toute sa carrière. Mais ce jour paraît maudit, rien ne semble aller comme ça devrait depuis qu’elle a perdu son fameux drapeau vert, son signe de ralliement fétiche.

7 nouvelles dans lesquelles on retrouve l’univers poétique et tendre d’OGAWA ainsi que deux thèmes chères à l’auteur japonaise : la relation enfants-adultes et l’âme des objets.
Le shintoïsme (religion majoritaire au Japon) est une religion animiste. Et c’est peut-être la raison pour laquelle les objets ont une telle importance dans l’œuvre d’OGAWA. On se souvient de tous ces objets rassemblés par une vielle dame dans « Le musée du silence » et qui à eux seuls étaient capables de faire revivre tout un village.

Dans ce recueil, la nouvelle « Le bureau de dactylographie japonaise Butterfly » est de loin la plus intéressante et la plus accomplie. OGAWA se concentre sur ces petits caractères d’imprimerie qui, grâce à elle, deviennent des objets vivants, qui comme l’être humain, demandent de la tendresse et éprouvent du chagrin quand ils sont maltraités ou délaissés. La dactylographe et le responsable des différents caractères se retrouvent de temps en temps pour discuter de ces caractères qui leur sont de plus en plus proches et pour lesquels ils entretiennent une relation plutôt particulière. Chef-d’œuvre d’ écriture minutieuse.

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