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« Le convoi de l’eau »

YOSHIMURA Akira
« Le convoi de l’eau » de YOSHIMURA Akira

« Le convoi de l’eau » de YOSHIMURA Akira

Mon avis : ★★★★★★★★☆☆ 

 Des ouvriers partent dans une vallée quasi inconnue pour d’énormes travaux en n’ayant aucune idée du temps qu’ils devront passer en ces lieux vierges et s’ils seront capables de tenir le coup le temps qu’il faudra. La seule chose qu’ils savent, c’est qu’ils devront construire un énorme puit d’eau, construction tout aussi gigantesque qu’indispensable pour toute la région. Ils savent que là se trouve un hameau découvert par hasard il y a peu de temps, et dont les habitants semblent ne pas connaître grand chose de la civilisation moderne. Le problème le plus important pour les promoteurs est que ce hameau est condamné à disparaître, et il faudra donc aux chefs du projet de trouver une solution pour que tous ces « indigènes » déguerpissent gentiment des lieux pour le début du gros œuvre. Parmi ces ouvriers, un homme ayant assassiné sa femme et ayant terminé sa peine, essaie de se réinsérer socialement, et avant de revenir à la vie en société, trouve en ce projet le meilleur moyen d’arriver à son but.

Mais il est très vite attiré par ce mystérieux village dont les habitants font tout pour passer inaperçu, ce qui, forcément, éveille la curiosité de tous les ouvriers. Il se rend également compte que certaines de leurs coutumes lui font étrangement penser à ce qu’il a ressenti lors de l’assassinat de sa femme par ses propres mains. Une attirance et une fascination vont donc se créer entre ces étrangers et cet homme qui, malgré le fait d’être tenu à l’écart des villageois par sa condition d’intrus, se sentira de plus en plus proche de ces gens qui vivent complètement isolés du monde contemporain.

Durant les quatre premières pages de ce livre, YOSHIMURA Akira, en un coup de plume magistral et coupant tel un scalpel, nous décrit avec un génie incroyable ces montagnes japonaises pluvieuses, avec ses routes sans fin, sa végétation particulière et ses échos typiques tellement bien que l’on se dit qu’on a déjà du y mettre les pieds dans une vie antérieure. Ce scalpel littéraire que l’on avait pu découvrir dans « La jeune fille suppliciée sur une étagère » est sans aucun doute la marque de fabrique de cet écrivain unique qui a pu tout au long de sa vie écrire tous ses romans d’une manière limpide et si facilement reconnaissable.

On retrouve également dans ce court roman la même thématique que dans « Liberté conditionnelle » à savoir, le condamné qui sort de prison, qui tente sans se forcer et naturellement d’expier sa faute, pour lui et pour les autres, mais qui au fur et à mesure de sa quête vers une nouvelle liberté, se rend compte qu’il n’y arrivera sans doute jamais ; que même si les autres lui ont en quelque sorte pardonné, il restera toujours quelque chose en lui qui ne le laissera jamais en paix et qui lui rappellera jour après jour qu’il a commis l’impardonnable.
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