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« Wasurenagusa »

SHIMAZAKI Aki
« Wasurenagusa » de SHIMAZAKI Aki

« Wasurenagusa » de SHIMAZAKI Aki

Mon avis : ★★★★★★★★★☆ 

 Dans le quatrième volet du « Poids des secrets », SHIMAZAKI nous parle du thème de la descendance et du mariage au Japon.

TAKAHASHI Kenji est issu d’une famille noble japonaise et ses parents insistent fortement pour qu’il prenne pour épouse une femme noble et cultivée afin de perpétuer la noble lignée de la famille TAKAHASHI. Mais si le futur marié n’est pas vraiment d’accord d’épouser Satoko (celle que ses parents ont choisis pour être la mère de ses futurs enfants) il se résigne tout de même et s’attend à vivre de longs jours ennuyeux avec sa nouvelle épouse.

Mais malheureusement l’enfant n’arrive pas et, obligé d’avoir une descendance, Kenji se verra dans l’obligation de se séparer de sa nouvelle épouse et de se mettre à la recherche d’une autre plus fertile. Mais quelques temps après son divorce, Satoko, s’étant remariée avec un autre homme, tombe subitement enceinte.

C’est alors que Kenji fera la rencontre d’une jolie orpheline, Mariko et de son jeune fils Yukio. Les parents s’opposent bien entendu fortement à ce mariage, mais Kenji fera tout ce qui est en son pouvoir pour leur faire accepter cet amour véritable et sans limites.

Dans « Wasurenagusa » et comme dans la plupart de ses romans, SHIMAZAKI Aki nous entraîne dans une histoire romantique et poétique où les êtres souvent blessés par la vie tentent de se rencontrer malgré la pression sociale d’un pays qui tient plus que tout à ses valeurs ancestrales.

On y retrouve également la manie qu’a l’écrivain de distiller tout au long du récit un mot qu’elle a choisi, un mot qu’elle aime triturer, un mot qu’elle nous ressert gentiment, un mot que l’on fini par adorer, par s’accaparer même si c’est un mot étranger et qu’il est très difficile pour un francophone à prononcer. Ce mot est en fait ce fameux « Wasurenagusa » qui signifie myosotis (ne m’oubliez pas).

SHIMAZAKI aime également dans ses romans nous rappeler quelques éléments de l’histoire du Japon du 20ème siècle, qu’ils soient peu connus ou peu reluisants pour ses compatriotes. Ici, une petite allusion aux massacres qu’ont commis les Japonais envers leurs voisins Coréens lors du tremblement de terre le plus meurtrier du 20ème siècle ; là, une petite allusion à la guerre que les Japonais menèrent en Mandchourie lors du siècle passé.

Mais avant tout, « Wasurenagusa » reste un roman sur l’amour impossible entre deux êtres d’une classe différente qui préfèrent braver les convenances sociétales que de regretter à jamais un amour perdu.

Le poids des secrets, Tome 4 : Wasurenagusa sur Amazon.fr

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